Youpiii c’est mercredi #1

img_1210Qui dit mercredi, dit pas d’école l’après-midi… et j’en connais un a qui ça ne déplaît pas!

Nous avons décidé de profiter du soleil et d’aller peindre dans le jardin. Aujourd’hui c’est une jolie déco que nous avons réalisé avec des galets et de la peinture.img_1213img_1209img_1211Et comme après l’effort il y a le réconfort, on s’est dit qu’un petit goûter ne nous ferait pas de mal!img_1215img_1214Belle journée à vous tous, on vous embrasse.

Louis et Émilie

 

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Publié dans Diy

Des bottes de pluie et une grenouille en papier

imageÀ toi Louis, parce que les jours de pluie, le soleil brille encore.

Il avait plu ce jour là et la pluie s’était amusée. Sur le trottoir, une flaque, un contour, mon imagination et voilà un éléphant qui se balançait. J’avais préparé tes bottes de pluie pour te la montrer et parce que je sais que sauter dans les flaques, c’est ton jeu préféré! Mais tu n’as pas voulu, tu avais les sourcils un peu trop froncés. Il avait plu ce jour là mais pas que sur nos têtes…ton coeur allait déborder. Il y a des jours comme ça où les couleurs vives se sont diluées. Alors tu m’as raconté… La cour de récré, ce petit garçon qui t’a poussé et du toboggan tu es tombé. « Maman, je n’ai pas eu mal mais j’ai quand même beaucoup pleuré. » Il y a des jours comme ça Louis, où ce ne sont pas les genoux qui sont le plus écorchés. Et puis tu m’as demandé : « Est-ce que tu peux transformer tous les méchants en grenouilles? »

Pour te consoler, je t’ai fabriqué une grenouille en papier parce qu’il n’y a que le papier que je sais transformer. Tu l’as colorié mais pas tout en entier. On a décidé de la ranger dans une boîte pour les jours où dans ton coeur il pleut, il mouille… Tu lui feras sa fête à la grenouille!imageL’orage est passé, tu as mis tes bottes de pluie et nous sommes allés au parc de jeu. Il y avait ce petit garçon et tes sourcils un peu trop froncés. « C’est lui qui m’a poussé. » On s’est assis sur le banc, tu n’osais pas y aller alors souviens toi toujours de ce que dans ta petite oreille je t’ai soufflé…

Je peux transformer les flaques, les nuages et même la mousse de ton bain mais les méchants, je ne pourrai jamais les transformer. Parce que la vie c’est comme un toboggan, parfois on glisse, parfois on tombe. Parce qu’il ne suffit pas de vouloir pour y arriver, parce qu’il ne suffit pas d’aimer pour ne pas être blessé, parce qu’on ne combat pas les dragons quand on a peur d’une araignée. Chaque jour, tu vas devoir te relever, avancer et apprendre à pardonner. Et là, tu verras, que tu pourras transformer tes rêves en réalité, tes larmes en éclats de rire, ta peur en courage et même la pluie en soleil d’été.

Le petit garçon est venu vers toi et t’a demandé si tu voulais jouer. Tu lui as montré tes bottes de pluie et vous avez sauté sur l’éléphant…un peu déformé.imageimageSur le chemin du retour, nous avons chanté. La chanson des jours qui passent, la chanson des jours où il y aura des bottes de pluie et une grenouille à colorier, un mascara waterproof et des  mouchoirs en papier…Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi….Vendredi, Samedi, Dimanche et ça recommence.

Tomber sept fois,

parce que la vie c’est comme un toboggan…

Se relever huit,

parce que j’aurai toujours pour toi des bottes de pluie et une grenouille en papier, parce que quand l’éléphant aura séché, ton coeur sera transformé…image

Parce que pour toujours, je te le promets.

 

 

Trois biscuits au chocolat et une fraise tagada

imageLouis,

C’est une histoire de tablier et de super héros que je vais te raconter. Ton histoire.

Il te fallait un tablier pour l’école, un tablier pour que tu puisses peindre ton monde sans trop te tacher. Je t’en ai acheté un bien avant ta rentrée parce que je suis comme ça, prévoyante et angoissée. La dernière minute me fait flancher.

Je t’avais trouvé ce joli tablier, en tissu et à boutonner. Celui des petits écoliers, des plumiers et des encriers. Et puis la liste des fournitures est tombée : un tablier plastifié souple à manches longues pour la peinture. Horreur. La créativité sous blister.

Je suis partie faire les courses et il était là, bien en vu, à côté des ardoises et des copies doubles grands carreaux perforées. Un tablier plastifié et Spiderman imprimé. J’ai toujours détesté cet effet de mode et de marketing, celà me vient sans doute de ton arrière grand-mère couturière. Elle en a passé de longues heures à se piquer les doigts pour que je sois bien habillée. Chez nous, les super héros sont tolérés mais quand ils sont bien cachés sous ta couette. Evidemment il a eu l’effet escompté. Tu étais impatient de pouvoir le mettre et le soir au coucher à la veille de ta rentrée, tu n’as parlé que de lui. Tu as dû en faire des rêves format bande dessinée.

Premier jour d’école mais pas de peinture au programme. Tu étais déçu, à tel point que la maîtresse t’a fait une promesse pour le lendemain…

C’était l’heure du goûter, 16h00, l’heure à laquelle NOTRE journée allait enfin pouvoir commencer. Je t’écoutais parler…de ton tablier. « Maman, aujourd’hui à l’école, Adrien a beaucoup pleuré à cause de son tablier. Sa maman lui a acheté un tablier rouge, juste tout rouge. Il a pleuré parce qu’il en voulait un comme le mien. Alors on a échangé, je lui ai prêté mon tablier Spiderman et j’ai mis le tablier rouge, juste tout rouge. Je lui ai dit que ma maman m’a dit  qu’il faut apprendre à partager. Il a arrêté de pleurer et il a même mis de la peinture sur la maîtresse mais elle ne l’a pas grondé. »

imageJ’ai regardé ton tablier, en tissu et à boutonner, il était accroché sur le porte manteau à l’entrée. J’aurai tellement voulu l’avoir cette baguette magique pour te le transformer en tablier plastifié, Spiderman imprimé. Alors je t’ai dit que toi aussi tu avais un super pouvoir…ta générosité. Ton éclat de rire s’est envolé et puis tu as essuyé ta grosse moustache de lait avec le revers de ta manche. Alors je t’ai aimé un peu plus fort parce que je t’aime quand tu es comme il faut …et que ça ne dure pas.

Il était 16h00, l’heure à laquelle notre journée avait commencé, l’heure à laquelle j’ai découvert ce secret….Même les super héros prennent le goûter!

Sur la table encore trois biscuits au chocolat et une fraise tagada.

Je pense à toi.

Un cartable et du rouge à rêves

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Tu viens de partir pour l’école et moi je profite de ce moment de calme pour t’écrire. Du calme… J’entends rarement les aiguilles de l’horloge de la cuisine tourner alors j’en profite un peu, tu n’es pas du genre à me laisser du répit.

Tu as mis ton petit manteau de pluie, ton cartable sur le dos et tu as quitté la maison en tenant fièrement ton parapluie alors que ma tête est encore un peu sous le parasol. C’était nos premières vacances…tous les 3. Ça pince, ça pique les yeux et le cœur tu sais. Tu as fait ta première rentrée des classes, te voilà un grand maintenant enfin c’est ce que tu dis mais je n’y crois pas encore. Pas une seule larme, juste ton sourire et ton impatience de vouloir tout découvrir, sans moi. Ton monde ne va plus tourner autour du mien, c’est ton petit univers à toi que tu vas construire avec tes propres bonheurs, tes propres rêves et parfois tes propres peurs.

Mais je serai là pour t’aider à les affronter, comme celle de ce matin, tu sais ta bouteille d’eau… Tu nous as dit que tu avais soif et que tu devais absolument boire de l’eau de cette bouteille! Ton père a dit non plus tard, à la récréation, moi j’ai dit oui. Ça m’a valu son regard foudroyant sans doute le même que je lui ai adressé il n’y a pas si longtemps. Souviens toi, le 4×4 téléguidé et ma drôle de tête quand il a cédé.

J’ai compris Louis, quand ta petite main à tremblée, tu l’as ouverte cette bouteille puis refermée…ouverte puis refermée…Un sourire. C’est bon maman, on peut y aller. Tu avais peur de ne pas y arriver seul à l’école mais je vais te raconter mon souvenir, celui de ma première rentrée. Je voulais des baskets, couleur rose bien entendu et à scratch. Alors Mamie Lunettes m’a emmené au magasin de chaussures et j’ai essayé ces fameuses baskets. Scratcher, déscratcher…scratcher, déscratcher.Un sourire. C’est bon maman, on peut y aller. Les chiens ne font pas des chats, tu comprendras.

Pour moi aussi c’est la rentrée. Il va falloir retourner au boulot, reprendre la routine de tous les jours, celle qui fait disparaître peu à peu le soleil et tous nos rires d’été. Je regarde encore un peu nos photos de vacances. Du soleil pour les jours de pluie.

imageimageJ’ai mis mon uniforme, mon sac sur l’épaule et un peu de rouge à rêves comme tu dis. Des rêves, j’en ai de toutes les couleurs pour toi… À ce soir.

Je t’aime, tout entier, jusqu’au bout du nez.